Découvrez Grignan et Alentours

Promenez vous au millieux des vignes, oliviers et des champs de lavande...

LE PAYS DE GRIGNAN

Une terre aux couleurs de la Provence

Un pays vallonné de collines et de petites plaines que dominent dans le lointain les reliefs et sommets remarquables des Préalpes du sud (montagne de la Lance, Mont-Ventoux, dentelles de Montmirail…) et à l'ouest, au-delà du Rhône, les monts de l'Ardèche.

Une terre aux couleurs de la Provence, où les formations buissonnantes des chênes verts, du cade, du genet et des buis de la garrigue le disputent aux sages alignements des cultures (vigne, lavandes, truffières…).

Une terre d'où émergent de nombreux villages perchés et sites fortifiés, lieux isolés de refuges et de pouvoir qui, du néolithique à l'âge du fer, puis à l'époque féodale, cristallisent les premiers groupements de populations à l'origine des villages. A la faveur de la christianisation des campagnes, d'autres habitats se développent, dans les plaines, autour des abbayes et des prieurés, à l'origine de Montjoyer et de nombre de nos hameaux.

Un pays riche de son histoire, de la beauté de ses paysages, des saveurs de son terroir et de la qualité de son accueil, à découvrir sans réserve, tout au long de l'année.

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La ville fortifiée

Grignan, ville au caractère authentique dispose d'un patrimoine historique, architectural, et naturel, fort.

Le bourg castral resserré au pied du site s'est protégé dès le 13e siècle derrière de puissantes murailles. Les évolutions successives de l'habitat se manifestent dans les détails ornementaux des façades du 15e et 18e siècles.

Surplombant la ville, le célèbre Château de Madame de Sévigné.
Initialement bâti comme château de défense, il fût reconstruit après la Révolution comme résidence de plaisance à la Renaissance. L'ancienne forteresse, bâtie au Moyen Age, devient au 16e siècle le plus grand château de la Renaissance du sud-est. Son extension, au 17e siècle, en fait l'une des plus belles de France.

La présence de Madame de Sévigné et de sa fille, la comtesse de Grignan, la place privilégiée qu'elles lui réservent dans leur correspondance, la puissance du comte François de Castellane Adhémar de Monteil, en feront un haut-lieu de l'histoire régionale.

L'église collégiale Saint-Sauveur de Grignan fut édifiée entre 1535 et 1542, à l'initiative du baron Louis Adhémar, conseiller et chambellan ordinaire de la chambre du roi, ambassadeur de François Ier à Rome (1538-1540), puis lieutenant général en Provence et gouverneur de cette province en 1541. L'église fut consacrée avant 1539 et érigée en collégiale à cette date, par le pape Paul III. Son implantation spectaculaire au flanc du rocher qui porte le château, contribue à accentuer l'impression de grandeur et de magnificence du site, encore renforcée par la présence des puissantes tours carrées de façade et des hauts contreforts.

La maison du bailli, maison de justice des seigneurs de Grignan, est sans doute l'un des plus anciens vestiges du bourg et l'un des rares exemples de l'architecture civile du moyen âge, abritant depuis 1995 l'Atelier-Musée de la typographie.

La « jolie grotte de Rochecourbière », maintes fois mentionnée dans la correspondance de Mme de Sévigné, fut aménagée au XVII° siècle par la comtesse de Grignan qui en fit un lieu favori de promenade, proche du château, où l'on goûtait aux bienfaits de la fraîcheur pendant les mois d'été, tout en s'adonnant aux délices de la conversation et aux plaisirs des repas champêtres.

LA LAVANDE

« l'Or bleu »

La culture de la lavande en haute Provence n'est le fruit ni du hasard, ni d'une évidence agronomique. Elle correspond essentiellement à une opportunité économique saisie par les habitants d'une vaste région.
Dès l'Antiquité, dans les civilisations grecques et romaines, la lavande est déjà citée pour ses usages actuels. Au Moyen Age, c'est toujours comme plante médicinale ou essence aux précieuses vertus que l'on retrouve la lavande : elle s'avère très efficace dans la lutte contre la Grande Peste.

Et puis, début XXe, voilà « l'Or bleu » ! L'expansion, à Grasse, des industries de la parfumerie provoque une forte progression de la demande de plantes à parfum. La cueillette de l'aspic et de la lavande fine se généralise et s'organise. Au milieu du XXe s, la mécanisation et la meilleure productivité des plants favorisent l'intensification de la culture de la lavande. De nombreuses familles agricoles vivent essentiellement de la lavande.
La fin du XXe siècle marque un tournant. Dans un marché très tendu, le nombre de lavandiculteurs décroît, de même que la surface cultivée. Le paysage change, la lavande « bouge » de plus en plus rapidement. Dans les années 2000, l'apparition de nouveaux débouchés, notamment celui du « bien-être », permet de maintenir le nombre de producteurs et tend à encore améliorer la qualité de la production.

Lavande et lavandin

Plusieurs espèces de lavande (genre lavandula) poussent naturellement en Provence. Deux d'entre elles sont principalement cultivées et transformées par les lavandiculteurs : la lavande fine et le lavandin.
La lavande fine (ou « vraie ») pousse naturellement au-dessus de 700 à 800 mètres d'altitude. Robuste, elle résiste aux contraintes climatiques des montagnes sèches de Provence. La lavande est cultivée en grande partie pour l'huile essentielle. Son parfum frais et vif est très apprécié par les parfumeurs et les fabricants de cosmétiques. Elle est également produite pour la confection de bouquets vendus à travers le monde entier. Une petite part est dédiée à la fleur mondée dont les calices « arrosent » les mariages provençaux.

Le lavandin, plus volumineux et plus productif, est principalement cultivé en plaine ou sur les plateaux jusqu'à 600 mètres d'altitude. Il représente plus de 90 % des surfaces et des volumes produits dans la famille des lavandes. Il est principalement destiné à la parfumerie fonctionnelle (savons, lessives).
Un hectare de lavande fine donne 15 à 20 kg d'huile essentielle. Pour le lavandin, les rendements oscillent entre 60 et 150 kg d'huile essentielle par hectare, soit de 3 à 10 fois plus.

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La truffe

Un champignon au parfum envoûtant et au goût exquis.

Noble fleuron de la gastronomie française, la truffe - "rabasse" en provençal - est le seul produit de luxe vendu en l'état, sortant tout couvert de terre des riches terroirs de la Provence , région qui produit 80% de la truffe française.

La truffe est un champignon hypogé (vivant sous terre), mycorhizé (qui a besoin d'un arbre hôte, comme les chênes verts et blancs en Provence) et saprophyte (car il se nourrit de matières organiques de végétaux en décomposition).

Seules quatre variétés ont une valeur gastronomique, l'espèce la plus noble étant le "diamant noir" ou tuber melanosporum. La "melano" se présente comme un tubercule globuleux, possédant, sous son enveloppe extérieure noire, une chair noir-violacée striée de fines veines blanches.

Irrégulièrement ronde, de la taille d'une noix jusqu'à celle d'un gros poing, elle dégage un exceptionnel parfum envoûtant bien connu des connaisseurs.

La plantation des chênes truffiers s'est développée dans notre région dès lors que la vigne fut dévastée par le phylloxera en 1885.
Connue et appréciée dès l'Antiquité, elle connaît une désaffection au Moyen Age et une réhabilitation à la table de François 1er.
Elle reste aujourd'hui un mystère, une passion, un bonheur pour l'art culinaire.
Plusieurs espèces sont principalement récoltées sur notre territoire :
• La tuber melanosporum, c'est le « diamant noir de la cuisine » pour Brillat Savarin;
• La tuber brumale, très proche d'aspect de la « melano » qui, comme elle, se récolte de novembre à mars;
• La tuber aestivum ou truffe d'été, qui se récolte de mai à fin août.
Le manque de soin et l'abandon même des truffières lors de la première guerre mondiale entraîna une chute spectaculaire de la production (de 1600 tonnes dans les années 1900 à 60 à 80 tonnes aujourd'hui).
 Actuellement, le Pays de Grignan, avec le territoire du Tricastin et l'Enclave des Papes, représentent 70 % environ de la production nationale, soit la première région trufficole d'Europe.

Le vin

Une AOC située véritablement au cœur de la Vallée du Rhône

L'origine de la vigne dans notre région remonte à l'époque des Phéniciens qui y plantèrent les premiers ceps dès le Vè siècle avant JC. La ferme du « Molard » découverte à Donzère représente la plus importante « villa viticole » du monde romain. Le vignoble occupa une place de choix dans l'agriculture régionale jusqu'à sa destruction par le phylloxera en 1885. La vigne ne redémarra réellement qu'à partir de 1965 sous l'impulsion de quelques vignerons qui établirent plusieurs grands domaines dans le nord de l'AOC.

Le classement en AOC des Coteaux du Tricastin sera obtenu en 1973. Il verra son appellation transformée en GRIGNAN LES ADHEMAR le 17 novembre 2010. A cette appellation s'ajoutent celles des Côtes du Rhône et Côtes de Rhône Villages, pour les vignobles situés plus à l'est du territoire.
Le vignoble s'étend sur 1800 hectares et 21 communes, au cœur de la Vallée du Rhône, de Châteauneuf du Rhône près de Montélimar, au Nord, à Saint Paul Trois Châteaux au Sud et Grignan à l'Est.
Les rouges représentent 70 % de l'appellation avec les cépages grenache, syrah, cinsault, carignan, mourvèdre, marselan. Les blancs sont élaborés à partir des cépages viognier, roussanne, marsanne, clairette, grenache blanc, bourboulenc. Ils représentent avec les rosés 30 % de la production totale.
Grignan-les-Adhémar est un nouveau nom d'AOC viticole dans la Vallée du Rhône.
Il correspond bien à notre territoire en évoquant à la fois Grignan, la cité la plus touristique de notre aire, et les Adhémar, la famille noble qui a régné pendant plusieurs siècles sur cette belle région.
Notre AOC est située véritablement au cœur de la Vallée du Rhône, tout au nord de son vignoble méridional. Cette situation particulière va conditionner le style de notre production et lui donner un caractère très personnel, qui en fait le lien entre le nord et le sud de notre belle Vallée du Rhône.

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L'Olivier, arbre de paix

"Quiconque mange des olives chaque jour de chaque saison, vit aussi vieux que les solives de la plus solide maison."
(Dicton populaire).

La variété de l'olive Tanche occupe en exclusivité le Sud du département de la Drôme, les Vallées de l'Ouvèze autour de Buis-les-Baronnies et de l'Eygues autour de Nyons, plus quelques plantations dans le Nord Vaucluse.

La taille de son arbre commence en Mars et peut se poursuivre jusqu'à fin avril, moment où apparaissent les premiers bourgeons de fleurs. Tout au long du printemps et de l'été une surveillance rigoureuse des vergers sera nécessaire contre les redoutables ennemis de l'olivier : Cochenille, teigne de l'olivier, et surtout mouche de l'olive. Fin Juillet, bien que toujours verte, l'olive a pris sa rondeur optimale, c'est le moment de préparer les olives d'été ou olives amères.
Fin novembre les olives sont noires, ayant viré du vert au bleuâtre, la récolte peut commencer.

Depuis toujours à Nyons, les fruits destinés à la table sont cueillis à la main, ce qui vaut aujourd'hui aux olives de Tanche le label d'Appellation d'Origine Contrôlée.
Les olives sont ensuite triées et calibrées. Les plus grosses sont destinées à la confiserie et les autres sont broyées pour en extraire l'huile. En moyenne cinq kilos de fruits donnent un litre d'huile. Aussitôt décantée, l'huile est bonne pour la consommation.
       
Autrefois, après le broyage des olives, la pâte huileuse était placée dans les scourtins, sorte de larges bérets basques d'environ 80 centimètres de diamètre. Empilés les uns sur les autres, les scourtins, écrasés par la presse à vis, laissaient filtrer l'huile vierge.
Les vertus médicales de l'huile d'olive :
- un usage externe, l'huile, mais aussi les feuilles d'olivier, en infusion, décoction ou macération, possèdent des effets cicatrisants, appréciables contre les brûlures, coups de soleil et ulcérations cutanées.
- les médecins cardiologues et diététiciens, depuis plusieurs décennies, ont remarqué les bienfaits de l'huile d'olive dans les affections cardio-vasculaires. Des études confirment ces remarques. Le professeur Bernard Jacotot, éminent chercheur dans ce domaine, a écrit : "Equilibrée en acides gras, riche en composés antioxydants, l'huile d'olive apparaît comme un véritable aliment -médicament qui exerce des effets protecteurs sur les artères, l'estomac, le foie, favorise la croissance et prolonge l'espérance de vie".